En bref. Votre PC affiche « Préparation de la réparation automatique », puis « Diagnostic de votre PC », puis un écran bleu de récupération, et recommence indéfiniment. Ce n'est pas un écran bleu de plantage (BSOD) : c'est WinRE, l'environnement de secours de Windows, qui prend automatiquement la main après deux échecs de démarrage consécutifs. Le message est spectaculaire, la cause est souvent banale, et la cause n°1 dans notre atelier est matérielle : un disque en train de mourir.
| Votre situation |
La bonne action, tout de suite |
| Bloqué sur le message depuis moins de 30 à 45 minutes |
Laissez tourner, ne coupez pas l'alimentation |
| Bloqué depuis des heures, aucune activité disque |
Coupez, puis passez au diagnostic ci-dessous |
| Le PC reboucle en permanence sur cet écran |
Boucle de réparation automatique : suivez la méthode dans l'ordre |
| « La réparation automatique n'a pas pu réparer votre PC » |
Normal, l'outil échoue dans la majorité des cas : Options avancées → Invite de commandes |
| Le PC vient de s'éteindre brutalement (coupure, batterie à plat) |
Cas le plus bénin, souvent réglé tout seul en 1 ou 2 démarrages |
| Windows réclame une clé BitLocker à 48 chiffres |
Stop. Récupérez la clé avant toute manipulation, sinon les données sont perdues |
| Le disque claque, ronronne, ou le PC était très lent avant |
Ne lancez aucune réparation. Chaque tentative peut achever le disque |
⚠️ Le réflexe qui change tout : on contrôle la santé du disque AVANT toute réparation. Lancer chkdsk ou « Réinitialiser ce PC » sur un disque mourant, c'est la manipulation qui transforme une récupération de données facile en récupération de données coûteuse, voire impossible.
Vous allumez votre ordinateur, et au lieu de démarrer, Windows affiche
« Préparation de la réparation automatique ». Puis
« Diagnostic de votre PC ». Puis un écran bleu de récupération. Et la machine recommence. Impression très déroutante : le PC ne semble même pas
essayer de lancer Windows.
C'est l'un des symptômes les plus fréquents que nous recevons à l'atelier
BSC Informatique, à Hyères, sur des PC portables comme sur des tours, sous
Windows 10 comme sous Windows 11. Et c'est aussi l'un de ceux où l'on voit le plus de dégâts causés par les tentatives de réparation elles-mêmes : des données parfaitement récupérables le lundi qui ne le sont plus le mardi, parce qu'on a laissé tourner un
chkdsk de quatre heures sur un SSD agonisant.
Cet article prend le problème dans le bon ordre :
comprendre ce que Windows vous dit exactement,
savoir combien de temps attendre,
écarter d'abord la panne matérielle, puis seulement
réparer le logiciel, commande par commande. Avec, à chaque étape, ce qu'il ne faut surtout pas faire.
⚠️ Avertissement. Comme indiqué dans nos , la société BSC Informatique ne pourra être tenue responsable des conséquences éventuelles suite à l'application de cet article. Les manipulations en invite de commandes WinRE (bcdedit, bootrec, diskpart, chkdsk) peuvent aggraver la situation si elles sont appliquées à tort, sur le mauvais volume, ou sur un disque défaillant. Si les données de la machine comptent pour vous et que vous n'avez pas de sauvegarde, faites contrôler le disque avant d'intervenir.
Trois écrans qui se ressemblent, trois situations différentes
Avant tout, il faut savoir lire ce qui s'affiche. Les utilisateurs parlent presque toujours d'« écran bleu », mais l'écran de récupération de Windows est bleu
lui aussi, et il n'a rien à voir avec un plantage.
| Ce qui s'affiche |
De quoi s'agit-il ? |
Ce que ça implique |
| « Préparation de la réparation automatique » puis « Diagnostic de votre PC » |
WinRE se lance après 2 échecs de démarrage |
Le démarrage a échoué, Windows tente de se réparer seul |
| « La réparation automatique n'a pas pu réparer votre PC » + Options avancées |
L'outil a échoué (c'est le cas le plus courant) |
À vous de jouer : le menu Options avancées est votre porte d'entrée |
Un vrai écran bleu avec un visage triste, un pourcentage et un code d'arrêt (INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE…) |
BSOD, plantage du noyau Windows |
Le code d'arrêt est une information précieuse, notez-le |
| Écran bleu « Récupération » demandant une clé de 48 chiffres |
BitLocker réclame la clé de récupération |
Priorité absolue : retrouver la clé (voir plus bas) |
| Écran du firmware listant les disques de démarrage |
Le BIOS/UEFI ne trouve pas quoi démarrer |
Ce n'est pas Windows, voir |
Une confusion très fréquente, que nous voyons chaque mois au comptoir : un client annonce « j'ai eu un écran bleu, le PC est mort », alors qu'il a simplement vu l'
écran de récupération après une extinction brutale. La machine, elle, est intacte.
Combien de temps faut-il laisser tourner « Préparation de la réparation automatique » ?
C'est la première question que tout le monde se pose, et la réponse conditionne la suite.
•
Cas normal : la phase de préparation et de diagnostic dure de
quelques minutes à 30 ou 45 minutes. Sur un disque dur mécanique ancien, elle peut légitimement s'étirer au-delà d'une heure.
•
Signal d'attente utile : la
LED d'activité disque clignote (sur une tour ou un portable qui en possède une), ou vous entendez le disque travailler. Tant qu'il se passe quelque chose,
laissez faire.
•
Signal d'alarme :
plus de 2 heures sans la moindre activité disque, ou bien un cycle qui recommence tout seul à l'infini (préparation, diagnostic, redémarrage, préparation…). Là, attendre ne sert plus à rien.
Ne coupez jamais l'alimentation pendant une phase où le disque travaille visiblement : si Windows est en train d'écrire dans ses fichiers système, l'interruption crée exactement le type de corruption que l'outil essayait de réparer. Sur un portable,
branchez le chargeur avant toute chose : une coupure par batterie vide au milieu d'une réparation est un grand classique des dossiers qui s'aggravent.
Quand vous devez couper : appui long sur le bouton d'alimentation (5 à 10 secondes), attendez 10 secondes, rallumez. Si le même cycle repart, c'est bien une
boucle de réparation automatique, et il faut passer au diagnostic.
Pourquoi Windows entre-t-il dans cette boucle ?
Contrairement à ce qu'on imagine, Windows ne « refuse » pas de démarrer. Il
échoue en une fraction de seconde, bien trop tôt pour afficher quoi que ce soit d'utile.
Windows embarque un système de secours,
WinRE (
Windows Recovery Environment), stocké dans une petite partition dédiée. Un compteur suit les démarrages : après
deux échecs consécutifs, Windows considère qu'il y a un problème et bascule automatiquement sur WinRE, qui lance la réparation automatique. Comme celle-ci ne corrige presque jamais la cause réelle, le démarrage suivant échoue à son tour, et le cycle se répète.
C'est la boucle. Le mécanisme est rigoureusement identique sous Windows 10 et Windows 11.
Les causes possibles, de la plus fréquente à la plus rare dans notre atelier :
1. Disque système en fin de vie (SSD ou disque dur) avec des secteurs défectueux tombés dans la zone système.
De loin la cause n°1.
2. Extinction brutale (coupure de courant, batterie à plat, appui long sur le bouton) pendant une mise à jour ou une écriture.
3. Mise à jour Windows qui s'est mal passée, ou pilote installé juste avant.
4. Configuration de démarrage (BCD) corrompue, ou entrée UEFI perdue.
5. Changement de réglage BIOS (mode disque Intel VMD/RST notamment), souvent après une réinitialisation du BIOS ou une
pile CMOS morte.
6. Fichiers système endommagés, plus rarement une infection.
Étape 1, le réflexe n°1 : vérifier le disque AVANT toute réparation
C'est le point sur lequel nous insistons le plus, parce que c'est celui qui coûte le plus cher quand il est ignoré, y compris par des dépanneurs.
La cause la plus fréquente de ce symptôme dans notre atelier
n'est pas logicielle : c'est un
disque mourant. Quelques secteurs illisibles tombés pile sur les fichiers de démarrage suffisent. Windows ne peut plus les lire, le boot échoue immédiatement, WinRE prend la main. Aucune commande de réparation ne fera repousser des secteurs morts.
Le piège classique consiste à lancer tout de suite
chkdsk /f /r ou « Réparation du disque ». Sur un support déjà fragile, ces outils déclenchent des
heures de lectures et d'écritures intensives, précisément sur les zones abîmées. Résultat courant : le disque, qui répondait encore,
cesse définitivement d'être lisible. Et avec lui, les photos, les documents, la comptabilité.
⚠️ Règle d'or : on contrôle la santé du disque AVANT toute tentative de réparation logique. Sans exception.
Comment on procède concrètement à l'atelier :
• On
sort le disque de la machine et on lit son
SMART (les indicateurs de santé internes) sur un poste de contrôle, avec un outil de type
CrystalDiskInfo. On peut aussi le faire sans démonter, en démarrant la machine sur une
clé WinPE ou une clé Linux.
• Les indicateurs qui comptent :
secteurs réalloués,
secteurs en attente de réallocation,
erreurs non corrigibles, nombre d'heures de fonctionnement, et pour un SSD, le
pourcentage d'usure restant. Un seul secteur « en attente » sur un disque système suffit à provoquer ce symptôme.
•
SMART dégradé et données importantes ? On
clone d'abord le disque secteur par secteur, avec un outil tolérant aux erreurs de lecture (type
ddrescue ou HDDSuperClone),
avant toute autre manipulation. Jamais l'inverse. On travaille ensuite sur le clone, pas sur l'original.
•
Disque réellement atteint (nombreux secteurs défectueux, disque qui disparaît en cours de lecture, bruits mécaniques) : on ne s'acharne pas. La récupération de données sur un support défaillant est un métier à part, avec du matériel spécialisé et, si nécessaire, une salle blanche : c'est le domaine de , notre laboratoire dédié (disques durs, SSD, cartes mémoire, clés USB, systèmes RAID).
Un détail qui trompe : des avertissements « erreur détectée sur le périphérique \Device\HarddiskN » dans l'observateur d'événements ne désignent pas forcément le disque système.
Harddisk0 correspond au disque système ; les avertissements portant sur
Harddisk1,
Harddisk2 avec des numéros qui s'incrémentent concernent en général des
clés USB ou disques externes débranchés à chaud, et sont bénins. Le SMART reste le juge de paix.
Cas réel traité à l'atelier
Juillet 2026, PC de bureau sous Windows 10. La machine démarrait directement sur la console de réparation, sans jamais tenter de lancer Windows. Le client avait déjà passé une soirée à enchaîner des tutoriels trouvés en ligne :
bootrec,
chkdsk, tentative de restauration système.
Diagnostic en quelques minutes une fois le bon réflexe appliqué :
SSD hors service, criblé de secteurs défectueux, confirmé au SMART. Toutes les réparations logicielles du monde n'y auraient rien changé. Traitement : clonage prioritaire des données, puis SSD neuf et réinstallation (la licence Windows numérique se réactive seule, elle est liée à la carte mère). Sans le contrôle disque en premier, c'était plusieurs heures de manipulations inutiles, avec le risque de rendre le clonage impossible.
Étape 2 : le piège BitLocker, à traiter AVANT de toucher au disque
Depuis Windows 11,
même en édition Famille, le disque est
très souvent chiffré automatiquement (chiffrement de l'appareil, technologie BitLocker) dès que la machine a été configurée avec un compte Microsoft. La grande majorité des utilisateurs l'
ignorent totalement, jusqu'au jour où un écran bleu réclame une
clé de récupération à 48 chiffres.
Or, plusieurs des manipulations décrites ici peuvent
déclencher cette demande : sortir le disque pour le contrôler, changer un réglage du BIOS, mettre à jour le firmware, ou simplement le fait que Windows ait détecté une anomalie de démarrage. Sans la clé, et sans accès au compte Microsoft auquel elle est rattachée,
les données deviennent définitivement inaccessibles. Le chiffrement est bien réel, il n'existe aucun contournement.
Le réflexe, tant que la machine démarre encore (par exemple avant d'apporter un PC dont la panne est intermittente), en invite de commandes administrateur :
manage-bde -status
manage-bde -protectors -get C:
Notez la clé, ou récupérez-la depuis le compte Microsoft du propriétaire sur .
Si la machine ne démarre plus, la clé peut encore se trouver dans le compte Microsoft, dans un compte professionnel (Azure AD, chez l'employeur), sur une impression papier faite à la configuration, ou dans une sauvegarde. Deux articles détaillent la marche à suivre selon les cas : et .
Un disque
physiquement défaillant ET chiffré est un cas particulièrement délicat, à confier directement à : chaque tentative maladroite y réduit les chances de succès.
Étape 3 : accéder aux options avancées et lire le journal de la réparation
Le disque est sain au SMART ? On passe aux causes logicielles, méthodiquement.
Entrer dans WinRE
Sur l'écran « La réparation automatique n'a pas pu réparer votre PC », cliquez sur
Options avancées. Si vous n'y arrivez pas,
forcez l'entrée dans WinRE : allumez la machine et coupez-la au bouton dès l'apparition du logo Windows,
trois fois de suite. Au quatrième démarrage, Windows bascule de lui-même sur l'environnement de récupération.
Si même cela échoue (WinRE endommagé ou partition de récupération absente), il faut une
clé USB d'installation de Windows créée depuis un autre PC avec l'outil officiel de Microsoft, puis démarrer dessus et choisir
Réparer l'ordinateur plutôt que Installer. Pour démarrer sur une clé, notre article donne les touches selon les marques.
Lire SrtTrail.txt, le journal qui dit ce qui a échoué
Depuis
Dépannage → Options avancées → Invite de commandes :
type C:\Windows\System32\LogFiles\Srt\SrtTrail.txt
Ce fichier indique
quel test a échoué : démarrage, fichier précis, volume de démarrage, test disque. C'est le point de départ d'un diagnostic sérieux plutôt que d'un enchaînement de commandes au hasard.
Deux pièges à connaître, et ils font perdre beaucoup de temps :
• Dans WinRE,
les lettres de lecteur sont décalées.
C: n'est presque jamais votre Windows, c'est souvent
D: ou
E:. Repérez le vrai volume avec :
diskpart
list vol
exit
Cherchez le volume qui contient un dossier
Windows (testez avec
dir D:\Windows) et
adaptez toutes les commandes suivantes à cette lettre.
• Si le volume Windows apparaît en
RAW, ou n'apparaît pas du tout dans
list vol : ce n'est plus un problème logiciel, c'est un problème de
disque ou de partition.
Retour immédiat à l'étape 1, et arrêt de toute tentative de réparation.
Étape 4 : réparer le démarrage (BCD, entrée UEFI)
Un
BCD (configuration de démarrage) corrompu est une cause classique de la boucle, notamment après une extinction brutale ou une mise à jour ratée. On commence par regarder l'état :
bcdedit /enum
Si l'entrée Windows est absente, ou marquée
device: unknown, elle est à reconstruire.
La méthode dépend du mode de démarrage de la machine.
PC en mode UEFI (toutes les machines depuis 2013 environ) :
bcdboot C:\Windows
en remplaçant
C: par la vraie lettre du volume Windows repérée plus haut. Si la commande échoue, il faut monter la partition système EFI et lui donner une lettre :
diskpart
list vol
select volume <n>
assign letter=S
exit
bcdboot C:\Windows /s S: /f UEFI
PC en mode Legacy/MBR (machines anciennes) :
bootrec /fixmbr
bootrec /fixboot
bootrec /rebuildbcd
⚠️ Erreur très fréquente : lancer bootrec /fixboot sur une machine UEFI renvoie « Accès refusé ». Ce n'est pas un bug, c'est normal : ces trois commandes sont conçues pour le démarrage MBR. Sur une machine UEFI, la bonne commande est bcdboot, pas bootrec. Des dizaines de tutoriels en ligne font l'impasse sur cette distinction, ce qui explique une bonne partie des « j'ai tout essayé, ça ne marche pas ».
Étape 5 : faire apparaître la vraie erreur
Si le démarrage semble intact mais que Windows plante quand même, la réparation automatique
masque le message d'erreur réel. On la désactive temporairement pour voir le
code d'arrêt au prochain démarrage :
bcdedit /set {default} recoveryenabled No
Redémarrez. Au lieu de la boucle, vous obtenez un vrai écran bleu avec un code exploitable :
•
INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE : Windows ne trouve plus le pilote de son disque. Très fréquent après une
réinitialisation du BIOS ou une
pile CMOS morte, qui font basculer le mode de stockage
Intel VMD / RST vers AHCI (ou l'inverse). Il suffit très souvent de
remettre le mode d'origine dans le BIOS pour que tout redémarre. À vérifier aussi après un changement de disque ou un clonage vers une autre machine.
•
CRITICAL_PROCESS_DIED : fichiers système endommagés, ou, encore une fois, disque suspect.
•
0xc000000e / winload.efi introuvable : partition EFI ou BCD à réparer, retour à l'étape 4.
•
0xc0000225 : configuration de démarrage invalide, même traitement.
•
WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR, MEMORY_MANAGEMENT, PAGE_FAULT_IN_NONPAGED_AREA : là on quitte le domaine du démarrage pour celui du matériel (mémoire, processeur, alimentation, chauffe). Notre article explique comment trancher.
Pensez à remettre bcdedit /set {default} recoveryenabled Yes une fois le diagnostic terminé : la réparation automatique reste utile, elle sauve réellement certaines situations.
Étape 6 : les réparations logiques (disque sain confirmé uniquement)
À ce stade, et à ce stade seulement, on peut lancer les outils de réparation, du moins risqué au plus lourd.
a) Désinstaller la dernière mise à jour. Si la panne est apparue
juste après une mise à jour Windows, c'est la piste la plus rentable :
Dépannage → Options avancées → Désinstaller des mises à jour → Désinstaller la dernière mise à jour qualité. Quelques minutes, aucun risque pour les données.
b) Restauration du système. Si des points de restauration existent,
Options avancées → Restauration du système, en choisissant un point antérieur à l'incident. Vos documents ne sont pas touchés.
c) Vérification des fichiers système (hors ligne, en adaptant les lettres) :
sfc /scannow /offbootdir=C:\ /offwindir=C:\Windows
dism /image:C:\ /cleanup-image /restorehealth
d) Vérification du système de fichiers :
chkdsk C: /f
⚠️ Uniquement si le SMART est propre. Et sans /r en première intention : l'option /r déclenche une analyse de surface qui dure des heures et sollicite lourdement le disque. C'est précisément elle qui achève les supports fragiles.
Le compte rendu affiché par
chkdsk mérite d'être lu ligne par ligne avant de continuer : « segment d'enregistrement de fichier illisible » et « erreur lecture disque c0000185 » ne désignent pas la même chose qu'un simple « incorrect ». Notre article décrypte ces messages et l'ordre à respecter (image du disque avant toute réparation).
e) Mise à jour « in place » depuis l'ISO officielle. Dernier recours avant la réinstallation : on réinstalle Windows
par-dessus lui-même, en
conservant fichiers, programmes et paramètres. Il faut pour cela que la machine démarre au moins en mode sans échec, ou passer par une clé d'installation. C'est la solution qui règle la majorité des corruptions système profondes sans rien perdre.
Pour démarrer en mode sans échec depuis WinRE :
Dépannage → Options avancées → Paramètres → Redémarrer, puis
F4 (sans échec) ou
F5 (avec réseau).
Cas particuliers fréquents (et ce qu'ils changent)
Le PC s'est éteint brutalement (coupure de courant, batterie à plat).
C'est le cas le plus bénin, et de loin le plus fréquent chez les particuliers. Windows finalisait souvent une mise à jour. Un ou deux démarrages suffisent parfois à tout remettre d'aplomb. Nous avons consacré un article complet à ce scénario, avec la méthode pour vérifier qu'il n'y a
eu aucun vrai écran bleu : . Le conseil qui évite la récidive :
laissez le portable branché quand Windows annonce des mises à jour.
C'est arrivé après une mise à jour du BIOS.
Le flash du firmware
réinitialise les réglages, dont l'ordre de démarrage, l'entrée UEFI et parfois Secure Boot. La machine ne sait plus quoi démarrer. Voir et . Attention : toucher à Secure Boot sur un disque chiffré
déclenche la demande de clé BitLocker.
Le PC est ancien et la pile CMOS est morte.
Les réglages du BIOS se réinitialisent à chaque coupure secteur, y compris le mode de stockage. Symptôme typique : la machine démarre une fois sur trois, avec parfois l'heure du BIOS revenue en 2010. Une pile à 2 euros règle le problème définitivement.
L'écran reste noir après la réparation automatique.
Si Windows démarre en réalité (le disque travaille, le curseur apparaît) mais que rien ne s'affiche, ce n'est plus le même problème : voir .
Un poste professionnel avec RAID.
Sur une configuration RAID, la boucle peut signaler la
dégradation d'une grappe plutôt qu'une corruption Windows. À vérifier dans l'utilitaire du contrôleur avant toute manipulation, et
surtout avant de reconstruire quoi que ce soit.
Ce qu'il ne faut PAS faire
C'est souvent le plus utile à savoir, parce que ces réflexes sont ceux qui transforment un dépannage d'une heure en perte de données.
•
« Réinitialiser ce PC » en premier réflexe. L'option est mise en avant par Windows, ce qui la rend tentante. Mais elle
supprime vos programmes, peut supprimer vos fichiers selon l'option choisie, et surtout, sur un
disque défaillant, elle échoue fréquemment
en cours de route et laisse une machine dans un état bien pire, avec des données devenues difficiles à extraire.
•
chkdsk /f /r en aveugle, sans avoir contrôlé le SMART. La commande la plus recommandée sur les forums est aussi celle qui achève le plus de disques mourants.
•
Formater ou recréer les partitions parce qu'un tutoriel le suggère. Tant que les données n'ont pas été sauvegardées, aucune opération d'écriture sur le disque ne se justifie.
•
Enchaîner les commandes trouvées en ligne sans avoir vérifié les lettres de lecteur. Appliquer un
bcdboot ou un
chkdsk sur le mauvais volume, c'est réparer un disque sain et laisser le vrai coupable intact, dans le meilleur des cas.
•
Insister sur un disque qui claque ou disparaît. Chaque allumage supplémentaire d'un disque mécanique défaillant réduit les chances de récupération. On l'arrête et on le confie à un laboratoire.
•
Ignorer BitLocker. C'est la seule erreur de cette liste qui est
totalement irréversible.
Sauvegarder ses données quand Windows ne démarre plus
Si vos documents ne sont pas sauvegardés ailleurs, c'est la
priorité absolue, avant toute réparation.
Si le disque est sain (SMART propre) : démarrez la machine sur une
clé Linux « live » (Ubuntu par exemple) ou une clé WinPE, et copiez vos dossiers vers un disque externe. Vous pouvez aussi sortir le disque et le brancher sur un autre PC via un boîtier ou un adaptateur USB. Deux réserves : un disque
chiffré BitLocker exigera sa clé, et un compte Windows verrouillé ne bloque pas cette méthode, les données ne sont pas protégées par le mot de passe de session.
Si le disque est suspect : ne le faites pas travailler pour rien. Une copie classique relit les zones abîmées en boucle et peut provoquer la panne définitive. C'est le moment de passer par un clonage tolérant aux erreurs, ou de confier le support à .
Si une réinstallation se profile, pensez à ce qui ne se trouve pas dans « Mes documents » et qu'on oublie systématiquement : les
mots de passe enregistrés dans le navigateur (leur sauvegarde est devenue plus délicate, voir ), les profils de messagerie, les licences logicielles, et les fichiers
OneDrive en ligne uniquement, qui ne sont pas réellement présents sur le disque. Notre article détaille la checklist complète.
Faut-il réinstaller Windows ? Et faut-il réparer ou remplacer la machine ?
La réinstallation complète est le dernier recours, et elle n'est
pas une solution quand le disque est en cause : réinstaller sur un support défaillant donne un système qui replantera dans les semaines qui suivent.
L'ordre de décision que nous appliquons à l'atelier :
1. Disque défaillant : sauvegarde ou récupération des données, remplacement du disque, puis réinstallation propre. La licence Windows numérique se réactive seule, elle est liée à la carte mère. C'est aussi l'occasion de passer d'un disque dur mécanique à un
SSD, le gain de rapidité le plus spectaculaire sur une machine ancienne (voir ).
2. Disque sain, corruption logicielle : mise à jour in place, qui conserve tout, avant d'envisager une réinstallation.
3. Machine très ancienne, pièces coûteuses : la question du remplacement se pose honnêtement, nous l'abordons dans .
Et si l'immobilisation pose problème (télétravail, activité professionnelle, période scolaire), propose des ordinateurs fixes et portables en location courte ou longue durée, le temps de la réparation.
FAQ - PC bloqué sur la réparation automatique
Combien de temps dure « Préparation de la réparation automatique » ?
De quelques minutes à 30 ou 45 minutes en général, davantage sur un disque dur mécanique ancien. Au-delà de
2 heures sans aucune activité disque, l'opération est bloquée : coupez au bouton d'alimentation et passez au diagnostic.
Comment sortir de la boucle de réparation automatique sans clé USB ?
Depuis l'écran d'erreur, allez dans
Options avancées → Invite de commandes, identifiez le vrai volume Windows avec
diskpart puis
list vol, lisez
SrtTrail.txt, puis réparez le démarrage avec
bcdboot. Une clé USB d'installation n'est nécessaire que si WinRE lui-même est inaccessible.
« La réparation automatique n'a pas pu réparer votre PC », qu'est-ce que ça veut dire ?
Simplement que l'outil automatique n'a pas trouvé de correctif. C'est le cas le plus courant, et ce n'est pas un verdict sur la machine : la réparation automatique ne traite qu'une petite famille de problèmes. Le diagnostic manuel commence là.
Comment désactiver la réparation automatique de Windows 10 ou 11 ?
En invite de commandes WinRE :
bcdedit /set {default} recoveryenabled No. Cela n'a pas pour but de « régler » la panne, mais de
révéler le vrai code d'erreur au démarrage suivant. Réactivez-la ensuite avec
Yes.
Est-ce que je vais perdre mes données ?
Dans la majorité des cas, non : les fichiers sont intacts, seul le démarrage est cassé. Le risque vient presque toujours
des tentatives de réparation menées sur un disque défaillant, ou d'un « Réinitialiser ce PC » lancé trop vite. Contrôlez le disque d'abord, sauvegardez ensuite, réparez en dernier.
bootrec /fixboot répond « Accès refusé », que faire ?
Votre machine démarre en
UEFI, où ces commandes n'ont pas lieu d'être. Utilisez
bcdboot C:\Windows (avec la vraie lettre du volume), au besoin après avoir attribué une lettre à la partition EFI via
diskpart.
Le message est apparu après une coupure de courant, est-ce grave ?
C'est le scénario le plus bénin. Windows a été interrompu, souvent pendant une mise à jour. Rebranchez, laissez faire un ou deux cycles complets. Si la boucle persiste, la coupure a probablement corrompu le BCD, réparable en quelques minutes.
C'est arrivé juste après une mise à jour Windows.
Allez directement à
Options avancées → Désinstaller des mises à jour → Désinstaller la dernière mise à jour qualité. C'est la solution la plus rapide et la moins risquée dans ce cas de figure.
Comment démarrer en mode sans échec depuis cet écran ?
Dépannage → Options avancées → Paramètres → Redémarrer, puis
F4 pour le mode sans échec,
F5 avec la prise en charge du réseau. Utile pour désinstaller un pilote récent, notamment un pilote graphique.
Windows me demande une clé BitLocker de 48 chiffres au lieu de réparer.
Arrêtez tout et récupérez la clé : compte Microsoft du propriétaire sur , compte professionnel de l'entreprise, impression papier, ou sauvegarde.
Sans elle, les données sont définitivement inaccessibles. Voir notre article dédié sur la .
Puis-je simplement faire « Réinitialiser ce PC » ?
Techniquement oui, mais c'est rarement la bonne première décision : vous perdez vos programmes, l'opération peut échouer en cours de route sur un disque fatigué, et vous n'aurez toujours pas identifié la cause. Diagnostiquez d'abord.
Windows 10 et Windows 11 : est-ce le même problème ?
Oui, le mécanisme WinRE et les commandes sont identiques. La différence majeure porte sur
BitLocker, activé bien plus souvent d'usine sous Windows 11, y compris en édition Famille.
Le PC boucle et je n'ai même pas accès aux options avancées.
Coupez au bouton dès l'apparition du logo Windows,
trois fois de suite : au quatrième démarrage, Windows bascule sur WinRE. Si cela ne donne rien, il faut démarrer sur une clé USB d'installation et choisir
Réparer l'ordinateur.
J'entends des cliquetis ou des bips venant du disque.
N'allumez plus la machine. Un disque mécanique qui claque perd des chances de récupération à chaque mise sous tension. Confiez-le à .
Combien coûte une intervention pour ce type de panne ?
Cela dépend entièrement de ce que révèle le diagnostic : une réparation du démarrage se règle en atelier assez rapidement, un remplacement de disque avec réinstallation demande plus de temps, une récupération de données relève d'un autre métier. Nos repères tarifaires sont détaillés dans .
À retenir
• « Préparation de la réparation automatique » n'est pas un écran bleu de plantage : c'est WinRE qui prend la main après deux échecs de démarrage.
• Laissez tourner jusqu'à 45 minutes, davantage sur un disque mécanique. Au-delà de 2 heures sans activité disque, c'est bloqué.
• La cause n°1 en atelier est matérielle : un disque en fin de vie. On contrôle le SMART AVANT toute réparation.
• chkdsk et « Réinitialiser ce PC » peuvent achever un disque mourant, et avec lui des données parfaitement récupérables la veille.
• BitLocker d'abord : sous Windows 11, le chiffrement est souvent actif sans que le propriétaire le sache. Sans la clé de 48 chiffres, tout est perdu.
• Dans WinRE, les lettres de lecteur sont décalées : diskpart puis list vol avant toute commande.
• UEFI, c'est bcdboot. MBR, c'est bootrec. Le « Accès refusé » de bootrec /fixboot vient de cette confusion.
• bcdedit /set {default} recoveryenabled No fait apparaître la vraie erreur, souvent INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE, réglable dans le BIOS (mode Intel VMD/RST).
• Panne apparue après une mise à jour : désinstaller la dernière mise à jour qualité est la piste la plus rapide.
• Sauvegarder passe avant réparer dès que les données comptent et qu'aucune copie n'existe ailleurs.
Besoin d'un coup de main ?
Un PC bloqué sur la réparation automatique, ce n'est
pas forcément grave. Mal diagnostiqué, en revanche, cela peut coûter vos données. La différence tient souvent à une seule chose : avoir contrôlé le disque avant de lancer la première commande.
Chez
BSC Informatique, nous contrôlons d'abord la santé du disque, sécurisons vos données si nécessaire, puis remettons Windows d'aplomb. Particuliers et professionnels, avec ou sans rendez-vous.
• 📍 Atelier :
18 Avenue Olbius Riquier, 83400 Hyères
• ☎️
04 94 27 65 95 - ✉️ contact@bsc-informatique.fr -
• 🖥️ Intervention
à distance possible (TeamViewer) via notre page , dès lors que la machine démarre encore
Les autres structures du groupe BSC, selon votre besoin :
•
Intervention à domicile chez les particuliers (diagnostic sur place, remise en route, explications) : , agréé service à la personne.
•
Données sur un disque défaillant, disque qui claque, support illisible : , laboratoire de récupération de données (disque dur, SSD, carte mémoire, clé USB, RAID).
•
Le PC ne s'allume plus du tout, ne charge plus, ports HS (panne de carte mère) : , réparation au composant des cartes mères de PC portables et Chromebooks.
•
Besoin d'un ordinateur pendant l'immobilisation : , location d'ordinateurs fixes et portables, courte et longue durée.
•
PC infecté, fausses alertes, faux support technique découverts au passage : , nettoyage et sécurisation des PC grand public.
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Sources et références
• Microsoft Learn,
Windows Recovery Environment (WinRE) : déclenchement automatique après deux échecs de démarrage consécutifs, options de dépannage, accès par interruption du démarrage.
• Microsoft Learn, documentation
bcdboot,
bootrec,
bcdedit et
diskpart : reconstruction de la configuration de démarrage, distinction UEFI / BIOS hérité, attribution de lettre à la partition système EFI.
• Microsoft Support, journal de la réparation automatique
SrtTrail.txt (
%WinDir%\System32\LogFiles\Srt\).
• Microsoft Support,
chiffrement de l'appareil et BitLocker : chiffrement automatique sur Windows 11, y compris en édition Famille, et récupération de la clé via le compte Microsoft.
• Codes d'arrêt Windows (
INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE,
CRITICAL_PROCESS_DIED,
0xc000000e,
0xc0000225) et rôle du mode de stockage
Intel VMD / RST dans les échecs de démarrage après réinitialisation du BIOS.
• CrystalDiskInfo, lecture des attributs
SMART (secteurs réalloués, secteurs en attente, usure SSD).
• Retours d'atelier
BSC Informatique (Hyères), 2025-2026 : boucles de réparation automatique diagnostiquées comme disques défaillants, cas de juillet 2026 (SSD hors service confirmé au SMART), et cas d'extinction par batterie vide pendant une mise à jour, sans aucune panne matérielle.
Les manipulations en invite de commandes WinRE (bcdedit, bootrec, diskpart, chkdsk) peuvent aggraver la situation si elles sont appliquées à tort, sur le mauvais volume ou sur un disque défaillant. En cas de doute, ou de données importantes non sauvegardées, faites contrôler la machine avant d'intervenir. BSC Informatique - EURL BSC INFORMATIQUE - 18 Avenue Olbius Riquier, 83400 Hyères - 04 94 27 65 95.