Notre site necessite Javascript pour fonctionner correctement !

Écran bleu au démarrage après une coupure de courant


Votre PC n'est (probablement) pas en panne
Reconnaître l'écran de récupération d'un vrai plantage
Trois commandes gratuites avant toute dépense

Cet article a été publié le 27 Août 2026
C'est presque toujours la même histoire. Le portable était allumé, posé sur la table basse, en train de « faire ses mises à jour ». Personne ne l'a touché. Et puis il s'est éteint tout seul, parce que la batterie était vide et que le chargeur n'était pas branché. Le lendemain matin, au rallumage : un écran bleu, du texte blanc, parfois une roue qui tourne, et un menu qui parle de réparation, de dépannage, d'options avancées. Certains voient même une fenêtre noire avec des lignes de commande.

À ce moment-là, la conclusion tombe toute seule : « écran bleu, donc panne grave, donc disque dur mort ». Sur les forums, on lit qu'il faut changer le SSD. Sur les vidéos, on explique que la batterie est fichue. Et beaucoup de machines arrivent chez nous avec, déjà, un disque neuf acheté sur Internet, ou un devis de batterie signé ailleurs.

Or dans l'immense majorité de ces cas, à l'atelier de Hyères, le verdict est le même : il n'y a pas de panne. Ni disque, ni batterie, ni carte mère. La machine s'est simplement éteinte au mauvais moment, et ce qu'on prend pour un écran bleu de plantage est en réalité l'écran de récupération de Windows, qui est bleu lui aussi.

Cet article explique comment faire la différence sans rien démonter, comment le vérifier soi-même en trois commandes, et pourquoi remplacer une pièce avant d'avoir fait cette vérification est la meilleure façon de payer cher un problème qui n'existe pas.

À retenir en trente secondes


Ce que vous voyez Ce que c'est Gravité Premier geste
Fond bleu, texte blanc, menu « Choisir une option », « Dépannage », « Réparation automatique » Écran de récupération Windows (WinRE). Ce n'est pas un plantage Faible dans 9 cas sur 10 Brancher le chargeur, laisser finir, redémarrer
Fond bleu, frimousse :(, « Votre PC a rencontré un problème », un pourcentage et un code d'arrêt en bas Vrai écran bleu (BSOD) À prendre au sérieux Noter le code d'arrêt exact avant tout
Fond bleu, cadenas, « Entrez la clé de récupération » à 48 chiffres BitLocker réclame sa clé Sérieux mais pas une panne Ne rien réinitialiser, retrouver la clé d'abord
Écran noir, texte blanc, Windows\System32> Invite de commandes de la console de récupération Aucune en soi Fermer, revenir au menu
Le PC repart en boucle sur ce menu, encore et encore, sans jamais démarrer Là, il y a bien quelque chose Sérieux Ne pas insister, sauvegarder avant tout
📌 Le réflexe qui règle la majorité des cas : branchez le chargeur, laissez la machine tranquille trente minutes, puis choisissez Continuer vers Windows 11 (ou Windows 10) dans le menu. Ne lancez pas de restauration, ne réinitialisez rien, ne formatez rien.
⚠️ Avertissement. Comme indiqué dans nos mentions légales, BSC Informatique ne saurait être tenue responsable des conséquences de l'application de cet article. Les commandes décrites ici sont des commandes de lecture, sans effet sur vos données. En revanche, les options « Réinitialiser ce PC » et « Restauration du système » du menu bleu, elles, peuvent effacer vos documents : n'y touchez pas sans savoir ce que vous faites.

1. Le malentendu de départ : tous les écrans bleus ne sont pas « l'écran bleu »


Dans le langage courant, « écran bleu » veut dire « plantage grave de Windows ». C'est un raccourci qui date d'une époque où le seul écran bleu que l'on pouvait croiser était effectivement celui du plantage. Ce n'est plus vrai depuis longtemps : Windows utilise le fond bleu pour trois écrans complètement différents, dont deux ne signalent aucune panne.

L'écran de récupération (WinRE) est un mini-système de secours installé sur une partition à part de votre disque. Windows le lance automatiquement quand un démarrage a échoué deux fois de suite. Il est bleu, il propose Dépannage, Options avancées, Redémarrer, Continuer vers Windows, et parfois il ouvre directement une réparation automatique qui analyse le démarrage. C'est un secouriste, pas un constat de décès : sa présence signifie que Windows n'a pas réussi à démarrer, pas qu'un composant est cassé.

L'écran bleu de plantage (BSOD) est reconnaissable sans hésitation possible : une frimousse triste :(, la phrase « Votre PC a rencontré un problème et doit redémarrer », un pourcentage qui monte, et surtout un code d'arrêt en toutes lettres du type CRITICAL_PROCESS_DIED, INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE, MEMORY_MANAGEMENT ou WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR. Ce code est l'information la plus précieuse de tout le dépannage. Photographiez-le.

L'écran BitLocker demande une clé de récupération à 48 chiffres. Il est bleu également. Il ne veut pas dire que votre disque est abîmé, mais que le chiffrement de Windows ne reconnaît plus l'état de la machine. Nous y revenons plus bas, parce que c'est le seul des trois où une fausse manœuvre peut vous coûter vos données.

Le piège que nous voyons le plus souvent, y compris entre professionnels : conclure à une panne matérielle sur la seule base des mots « écran bleu » rapportés au téléphone. Tant que personne n'a vu le code d'arrêt, on ne sait pas s'il y a eu un plantage, ni même s'il y en a jamais eu un seul.

2. Ce qui s'est réellement passé dans votre machine


Une mise à jour de Windows ne se termine pas quand la barre de progression atteint 100 %. Elle se déroule en trois temps, et le dernier est le plus fragile :

• Le téléchargement, en arrière-plan, pendant que vous travaillez. Aucun risque.

• La préparation, toujours dans Windows. Les nouveaux fichiers sont déposés à côté des anciens, et une liste d'opérations à effectuer est mise en attente. Toujours aucun risque.

• L'application au redémarrage, quand l'écran affiche « Mise à jour de Windows, n'éteignez pas votre ordinateur ». Là, le système remplace des fichiers qu'il est en train d'utiliser, réécrit des composants, met parfois à jour le firmware de la machine. C'est le seul moment où une coupure fait des dégâts, et c'est précisément le moment que Windows choisit, la nuit, quand la machine est censée être branchée.

Si la batterie se vide pendant cette troisième phase, l'ordinateur s'arrête net, au milieu d'une opération d'écriture. Au rallumage, Windows tente de démarrer, échoue, retente, échoue encore, et au deuxième échec passe la main à la console de récupération. D'où l'écran bleu, d'où le mot « réparation », d'où la panique.

Et l'ironie de la chose, c'est que ce mécanisme est exactement ce qui protège votre machine. Windows est conçu pour encaisser cette coupure : il tient un journal de ce qu'il était en train de faire et sait revenir en arrière. La console de récupération n'est pas le symptôme d'un système cassé, c'est le système qui fait son travail.

C'est aussi pour cette raison que la machine, une fois rechargée et arrivée à l'atelier, démarre parfaitement devant le technicien alors qu'elle « ne démarrait plus » chez le client. Ce n'est pas une panne intermittente. C'est simplement qu'entre-temps, elle a eu du courant.

3. Ce qu'il faut faire dans l'heure qui suit


Dans l'ordre, sans en sauter.

Branchez le chargeur. Pas une prise multiple douteuse, pas un chargeur emprunté au voisin : le chargeur d'origine, ou un modèle compatible en tension et en puissance. Un portable dont la batterie est totalement à plat peut refuser de faire quoi que ce soit d'utile pendant plusieurs minutes, le temps de remonter à un niveau de charge suffisant.

Attendez trente minutes sans rien toucher. Y compris si l'écran semble figé. Une phase de finalisation de mise à jour peut rester longtemps sans afficher le moindre changement, en particulier sur une machine équipée d'un disque dur mécanique.

Puis, dans le menu bleu, choisissez « Continuer vers Windows » (formulé « Quitter et continuer vers Windows 11 » ou « Windows 10 »). Dans une majorité de cas, la machine reprend son travail interrompu, affiche « Nous n'avons pas pu terminer les mises à jour, annulation des modifications » et démarre normalement quelques minutes plus tard. C'est un message rassurant, pas un message d'erreur : Windows vient de revenir proprement à l'état d'avant.

Laissez ensuite la machine branchée et redémarrez-la une fois de plus, volontairement. La mise à jour se rejouera, cette fois jusqu'au bout.

Ce qu'il ne faut pas faire, et qui transforme régulièrement un incident bénin en vraie catastrophe :

• Forcer l'extinction pendant « Mise à jour de Windows, n'éteignez pas votre ordinateur ». C'est exactement ce qui a créé le problème. Recommencer l'aggrave.

• Choisir « Réinitialiser ce PC » dans le menu de dépannage. Selon l'option retenue, cela efface vos documents, vos photos et vos logiciels. C'est le bouton le plus dangereux de tout cet écran, et c'est aussi le plus gros et le mieux mis en avant.

• Lancer une restauration du système au hasard, sans savoir sur quelle date elle porte.

• Ouvrir la machine, débrancher la batterie interne ou faire un « reset » trouvé dans une vidéo. Sur beaucoup de portables récents, il n'y a plus de pile de sauvegarde du BIOS : c'est la batterie principale qui maintient les réglages. La débrancher peut réinitialiser des paramètres de sécurité et déclencher la demande de clé BitLocker dont nous parlons juste après. Vous auriez alors créé un vrai problème là où il n'y en avait pas.

• Acheter un disque avant d'avoir vérifié quoi que ce soit. Nous y venons.

4. Le cas particulier : l'écran qui réclame 48 chiffres


Si l'écran bleu affiche un cadenas et demande une clé de récupération BitLocker, changez d'attitude : ce n'est toujours pas une panne, mais c'est le seul scénario où une mauvaise décision rend les données définitivement illisibles.

Sous Windows 11, y compris en édition Famille, le chiffrement du disque s'active très souvent tout seul lors de la première configuration, sur du matériel récent. Énormément d'utilisateurs ignorent purement et simplement que leur disque est chiffré. Ils ne le découvrent que le jour où cet écran apparaît.

Ce qui le déclenche, ce n'est pas une panne, c'est un changement de l'état de la machine : mise à jour du BIOS (que la mise à jour interrompue était peut-être justement en train d'installer), modification d'un réglage de sécurité, batterie ou pile retirée, disque déplacé dans une autre machine.

Ce qu'il faut faire :

• Ne pas réinitialiser, ne pas formater, ne pas « effacer le TPM », ne pas suivre un tutoriel qui propose de désactiver le démarrage sécurisé pour « contourner ».

• Chercher la clé dans le compte Microsoft utilisé sur cette machine, sur la page account.microsoft.com/devices/recoverykey. C'est là qu'elle a été sauvegardée automatiquement dans la plupart des cas. Depuis un téléphone ou un autre ordinateur, c'est l'affaire de deux minutes.

• Si le compte est un compte local (pas d'adresse Microsoft à la connexion), la clé n'a probablement été sauvegardée nulle part. C'est le cas délicat : venez nous voir avant de tenter quoi que ce soit.

• Si un réglage du BIOS a été modifié récemment, le remettre dans son état d'origine suffit très souvent à faire disparaître la demande de clé, sans avoir besoin de la saisir.

Sans la clé et sans le compte Microsoft associé, le chiffrement est réel et personne ne peut le lever, ni nous, ni un laboratoire, ni le fabricant. C'est précisément pour cela qu'il ne faut jamais improviser devant cet écran.

5. Vérifier soi-même, en cinq minutes, une fois Windows revenu


Voilà le cœur de l'article, et la partie que personne ne raconte : une fois que la machine a redémarré, vous pouvez savoir avec certitude s'il y a eu un vrai écran bleu, s'il y a eu des coupures d'alimentation, et si votre batterie est réellement usée. Sans logiciel à installer, sans compétence particulière, avec trois commandes.

Ouvrez Windows PowerShell en tant qu'administrateur : clic droit sur le bouton Démarrer, puis Terminal (administrateur) ou Windows PowerShell (admin). Copiez-collez les commandes une par une.

Test n°1 — y a-t-il eu un vrai écran bleu ?


Get-WinEvent -FilterHashtable @{LogName='System'; Id=1001; ProviderName='Microsoft-Windows-WER-SystemErrorReporting'}
Cette commande liste tous les vrais plantages de la machine, depuis toujours. Un BSOD laisse systématiquement une trace, il ne peut pas passer inaperçu.

• Réponse du type « Aucun événement correspondant » : félicitations, votre PC n'a jamais eu d'écran bleu. Ce que vous avez vu était l'écran de récupération. Le débat est clos, et toute recherche de panne matérielle est sans objet.

• Une liste avec des dates : notez-les, elles seront utiles. Regardez surtout si elles sont groupées sur les derniers jours (problème actuel) ou éparpillées sur trois ans (bruit de fond ancien, sans rapport).

Test n°2 — la machine s'est-elle éteinte brutalement ?


Get-WinEvent -FilterHashtable @{LogName='System'; Id=41} | Select-Object TimeCreated | Select-Object -First 20 Get-WinEvent -FilterHashtable @{LogName='System'; Id=6008} | Select-Object TimeCreated | Select-Object -First 20
L'événement 41 signifie « la machine s'est arrêtée sans passer par un arrêt propre », le 6008 dit « arrêt inattendu ». Ce sont les traces des coupures de courant et des batteries vidées.

La combinaison qui confirme le diagnostic de cet article, et que nous retrouvons cas après cas : plusieurs événements 41 ou 6008 d'un côté, zéro événement 1001 de l'autre. Traduction : la machine s'est éteinte plusieurs fois d'un coup, et n'a jamais planté. Sur un dossier récent à l'atelier, nous avons relevé six arrêts brutaux et aucun plantage sur tout l'historique de la machine.

Test n°3 — la batterie est-elle usée, ou juste vide ?


powercfg /batteryreport /output "$env:USERPROFILE\Desktop\batterie.html"
Un fichier batterie.html apparaît sur votre bureau. Ouvrez-le dans votre navigateur et regardez, dans le premier tableau, deux lignes :

• Capacité de conception (Design Capacity) : ce que la batterie contenait à l'état neuf.

• Capacité à pleine charge (Full Charge Capacity) : ce qu'elle contient aujourd'hui.

Rapport entre les deux Interprétation
90 à 100 % Batterie saine. Elle n'est pas à changer. Elle était juste à plat.
70 à 90 % Usure normale après quelques années. Autonomie réduite, pas une panne.
50 à 70 % Usure avancée. Un remplacement se discute, pour l'autonomie, pas pour le démarrage.
Moins de 50 %, ou gonflement visible (pavé tactile qui se soulève, capot qui ne ferme plus) Remplacement justifié, et urgent en cas de gonflement
Le nombre de cycles de charge figure aussi dans le rapport : en dessous de 300 cycles, une batterie est jeune.

Sur le dossier que nous évoquions plus haut, le rapport donnait 100 % de la capacité d'origine pour 178 cycles. Une batterie en parfait état. Le client était pourtant venu avec l'idée absolument certaine qu'il fallait la remplacer, parce qu'un site lui avait expliqué qu'un PC qui s'éteint tout seul, c'est la batterie.

6. Pourquoi il ne faut surtout pas changer le disque ni la batterie


Reprenons le raisonnement du client, parce qu'il est logique et qu'il mène pourtant à la mauvaise dépense.

« Le PC s'est éteint tout seul » devient « la batterie ne tient plus ». Sauf que le PC ne s'est pas éteint parce que la batterie est morte : il s'est éteint parce qu'elle était vide, ce qui est le comportement normal d'une batterie non branchée. Le rapport ci-dessus tranche la question en trente secondes, et il est gratuit.

« Il y a eu un écran bleu et une console de réparation » devient « le disque est en train de lâcher ». Sauf qu'il n'y a pas eu d'écran bleu du tout, et que l'état de santé d'un disque se vérifie, lui aussi, sans rien démonter :

Get-PhysicalDisk | Select-Object FriendlyName, MediaType, HealthStatus, OperationalStatus Get-PhysicalDisk | Get-StorageReliabilityCounter | Select-Object Wear, ReadErrorsTotal, Temperature
HealthStatus: Healthy et une usure à 0 ou quelques pour cent : le disque va bien. Vous pouvez compléter avec CrystalDiskInfo, gratuit, qui affiche le même verdict en couleur.

Il y a même un piège classique à ce stade, que nous voyons régulièrement conduire à un remplacement inutile. En fouillant l'Observateur d'événements, on tombe sur des avertissements « Une erreur a été détectée sur le périphérique \Device\HarddiskN\DRxx », et on conclut au disque mourant. Or si le numéro est Harddisk1, Harddisk2 et non Harddisk0, et que les numéros DRxx grimpent au fil du temps, ces avertissements concernent des clés USB et des disques externes branchés et débranchés au fil des mois. C'est totalement bénin, et sans aucun rapport avec le disque du PC, qui est toujours Harddisk0.

L'enjeu financier est réel. Un SSD de remplacement, sa mise en place et la réinstallation complète de Windows, des logiciels et des données représentent plusieurs centaines d'euros et une machine immobilisée. Une batterie de portable, entre la pièce d'origine et la main-d'œuvre, tourne souvent autour de la centaine d'euros. Trois commandes gratuites permettent de savoir, avant de dépenser, si l'une ou l'autre a le moindre sens.

Et il y a un enjeu qui n'est pas financier du tout : une réinstallation efface tout. Beaucoup de dossiers de récupération de données ne commencent pas par une panne. Ils commencent par une réparation entreprise trop vite, sur une machine qui n'avait rien.

7. Terminer le travail que la coupure a interrompu


Une fois Windows revenu et les vérifications faites, il reste une étape que presque personne ne fait, et qui explique une bonne partie des « ça a recommencé la semaine suivante ».

La mise à jour interrompue est toujours en attente. Windows le sait, et tant qu'elle n'est pas terminée, il refuse certaines opérations. Le symptôme typique : vous lancez la commande de vérification des fichiers système sfc /scannow, et elle répond « Une réparation système en attente nécessite la fin du redémarrage ». Beaucoup de gens s'affolent devant ce message. Il veut juste dire : redémarre-moi d'abord.

La méthode qui fonctionne, et que nous appliquons systématiquement en atelier :

• Redémarrer, et laisser la mise à jour aller au bout, machine branchée.

• Relancer une recherche de mises à jour, installer ce qui vient, redémarrer.

• Recommencer jusqu'à ce que la recherche revienne vide.

Ce troisième point n'est pas du zèle. Un seul passage ne suffit jamais : les mises à jour de firmware ne s'appliquent qu'au redémarrage suivant, et certaines mises à jour n'apparaissent qu'une fois les précédentes posées. Sur le dossier cité plus haut, il a fallu deux tours complets pour que la liste soit enfin vide, et c'est au second redémarrage que le BIOS de la machine est réellement passé de sa version de 2023 à celle de 2024.

Ensuite seulement, la vérification de l'intégrité du système a du sens :

sfc /scannow DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth
Sur une machine simplement victime d'une coupure de courant, ces deux commandes ne trouvent rien à réparer. C'est le résultat attendu, et c'est celui qui permet de dire au client, sans hésiter, que sa machine va bien.

8. Quand ce n'est PAS bénin : les vrais signaux d'alerte


Tout ce qui précède décrit le cas courant. Il existe des situations où l'écran bleu au démarrage annonce bien un problème réel. Les voici, pour que vous sachiez les reconnaître.

Le PC repart en boucle sur la réparation automatique, encore et encore, sans jamais démarrer, même branché, même après plusieurs tentatives. Là, le démarrage échoue vraiment. La cause la plus fréquente, et de loin, est un disque en fin de vie dont les secteurs abîmés se trouvent dans la zone système. Deuxième cause : les fichiers de démarrage endommagés par la coupure.

Un vrai code d'arrêt s'affiche, avec la frimousse. Quelques repères utiles :

Code d'arrêt Piste la plus fréquente
INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE Réglage de stockage modifié dans le BIOS, ou disque
CRITICAL_PROCESS_DIED Fichiers système endommagés, ou disque
MEMORY_MANAGEMENT, PAGE_FAULT_IN_NONPAGED_AREA Mémoire vive à tester
WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR Processeur, alimentation, surchauffe
Le disque fait du bruit : cliquetis répété, bourdonnement, cycles qui recommencent. Sur un disque dur mécanique, c'est un signal d'urgence absolue.

La machine est devenue extrêmement lente juste avant l'incident, avec des blocages de plusieurs secondes dans l'explorateur de fichiers.

Dans ces quatre cas, la règle change complètement, et elle tient en une phrase : les données d'abord, la réparation ensuite. Concrètement, cela veut dire arrêter d'allumer la machine. Chaque tentative de démarrage sur un disque qui s'abîme fait tourner le disque, réécrit des données et réduit les chances de tout récupérer. Ne lancez surtout pas de logiciel de « réparation de disque », ne lancez pas de chkdsk, et ne réinstallez rien : sur un support fatigué, ces opérations achèvent souvent ce qu'elles étaient censées sauver.

Si vos données comptent et que le disque est suspect, c'est le métier de BSC DataRecovery, notre laboratoire de récupération de données sur disques durs, SSD, cartes mémoire, clés USB et systèmes RAID. On copie d'abord ce qui peut l'être, on répare ensuite.

Et si le PC ne s'allume plus du tout, ne charge plus, ou ne réagit plus au bouton d'alimentation, ce n'est pas un problème de Windows mais de matériel : BSC Électronique répare les cartes mères de PC portables et de Chromebooks au composant, hors Apple.

9. Ce que nous faisons ensuite à l'atelier (et pourquoi « ça n'a pas tenu »)


Une remarque de professionnel, parce qu'elle explique un phénomène déroutant pour un client : une machine réparée le matin qui recommence l'après-midi.

Après ce genre d'incident, nous ne nous contentons pas de faire redémarrer la machine. Nous terminons toutes les mises à jour, y compris les pilotes et le firmware du constructeur, en rebouclant jusqu'à ce que la liste soit vide. Et c'est là qu'apparaît un piège bien connu de l'atelier : une montée de version majeure de Windows (le passage d'une édition annuelle à la suivante) peut réinstaller d'anciens pilotes à la place des récents que l'on vient tout juste de poser. Le défaut corrigé le matin réapparaît alors dans la journée, à l'identique, ce qui donne toutes les apparences d'une panne matérielle intermittente.

Sur un cas récent, un service du constructeur plantait en boucle à cause d'un pilote graphique resté en version de 2023. Pilote mis à jour, plantages disparus. Montée de version de Windows dans la foulée, et le pilote de 2023 est revenu tout seul, plantages compris. Il a fallu corriger deux fois, puis masquer l'ancienne version côté Windows Update pour qu'elle ne se réinstalle pas trois jours plus tard, une fois la machine rendue.

C'est aussi pour cela que nous vérifions les machines sur plusieurs cycles de démarrage avant de les rendre, et pas sur une seule observation. Cinq minutes de calme ne prouvent rien quand le défaut d'origine se manifestait toutes les dix minutes. Un contrôle honnête compare le temps écoulé depuis le redémarrage à l'intervalle qui séparait les incidents auparavant.

10. Éviter que cela se reproduise


Rien de spectaculaire ici, mais ces quelques habitudes suppriment le problème à la source.

Laissez le portable branché quand Windows annonce des mises à jour, et en particulier si vous le laissez travailler la nuit. C'est la seule vraie précaution.

Ne laissez pas la machine se décharger totalement, régulièrement. Ce n'est bon ni pour la batterie, ni pour le système. Il n'est plus nécessaire, sur les batteries modernes, de « faire des cycles complets » : c'est un conseil qui date des batteries au nickel, et il est contre-productif aujourd'hui.

Réglez vos heures d'activité dans Paramètres, Windows Update, Options avancées : Windows évitera de redémarrer pendant vos plages d'utilisation, et fera son travail à un moment où la machine est plus probablement sur secteur.

Sur un ordinateur fixe, dans une zone où le courant saute, un petit onduleur règle définitivement la question. Un modèle d'entrée de gamme suffit : son rôle n'est pas de vous laisser travailler une heure, mais de permettre à la machine de terminer proprement ce qu'elle fait.

Surveillez la santé de votre batterie une fois par an avec la commande powercfg /batteryreport donnée plus haut. Cela évite les remplacements précipités, et cela signale les vraies fins de vie avant qu'elles ne deviennent gênantes.

Et surtout, sauvegardez. Une sauvegarde régulière sur un disque externe ou dans le nuage transforme n'importe lequel des scénarios de cet article, même le plus noir, en simple contrariété. Nous fournissons et configurons les disques externes et les sauvegardes automatiques à l'atelier, et BSC Assistance peut venir mettre tout cela en place chez vous si vous préférez.

11. En résumé


1. Un écran bleu n'est pas forcément « l'écran bleu ». Windows utilise le fond bleu pour la console de récupération, pour BitLocker et pour les plantages. Seul le troisième affiche une frimousse :( et un code d'arrêt.

2. Après une extinction brutale, la console de récupération est le comportement normal de Windows, pas le signe d'une panne.

3. Le premier geste est le chargeur, puis trente minutes de patience, puis « Continuer vers Windows ». Pas la réinitialisation.

4. « Nous n'avons pas pu terminer les mises à jour, annulation des modifications » est un bon message : le système est revenu proprement en arrière.

5. Une seule commande dit s'il y a eu un vrai plantage : la recherche de l'événement 1001. Zéro événement, zéro écran bleu, débat clos.

6. Une seule commande dit si la batterie est usée : powercfg /batteryreport. Une capacité à 100 % de l'origine, c'est une batterie saine qui était simplement vide.

7. Ne changez ni le disque ni la batterie avant ces vérifications. Elles sont gratuites et prennent cinq minutes ; les pièces coûtent des centaines d'euros.

8. Les avertissements disque sur Harddisk1 ou Harddisk2 concernent vos clés USB et disques externes, pas le disque de votre PC.

9. Terminez la mise à jour interrompue, en rebouclant jusqu'à ce que la recherche revienne vide. Un seul passage ne suffit jamais.

10. Boucle infinie, code d'arrêt réel, bruit de disque ou lenteur extrême : là, il y a un vrai problème. Arrêtez d'allumer la machine et faites-vous aider, les données d'abord.

11. Devant une demande de clé BitLocker, ne réinitialisez rien : la clé se retrouve dans le compte Microsoft, et sans elle, personne ne peut lever le chiffrement.

Un écran bleu au démarrage ? Parlons-en avant de dépenser


Ce cas arrive très régulièrement à l'atelier de Hyères, toutes marques confondues, et il se termine le plus souvent par une machine rendue sans aucune pièce changée. Un diagnostic honnête coûte toujours moins cher qu'un remplacement inutile, et nous préférons vous dire que votre PC va bien plutôt que de vous vendre un disque dont vous n'avez pas besoin.

• Diagnostic, remise en état après une coupure, finalisation des mises à jour, vente et installation de SSD, de mémoire et de batteries quand elles sont réellement en cause, particuliers comme professionnels : BSC Informatique, 18 Av Olbius Riquier, 83400 Hyères — 04 94 27 65 95 — www.bsc-informatique.fr.

• Vous préférez qu'on vienne chez vous pour finir les mises à jour, remettre en route la machine, mettre en place une sauvegarde automatique et vous expliquer tout cela sans jargon : BSC Assistance, assistance informatique à domicile, agréée service à la personne.

• La machine ne démarre plus du tout et vos données sont dessus : n'insistez pas, ne réinstallez rien, éteignez-la. BSC DataRecovery, récupération de données sur disques durs, SSD, cartes mémoire, clés USB et systèmes RAID.

• Le PC ne s'allume plus, ne charge plus, ou un port est hors service : c'est de la réparation de carte mère. BSC Électronique, PC portables et Chromebooks, hors Apple.

• Il vous faut un ordinateur pendant l'immobilisation du vôtre : BSC Location loue des ordinateurs fixes et portables, en courte comme en longue durée.

• Votre PC est couvert d'alertes, de fausses fenêtres d'assistance et de notifications publicitaires : c'est un autre sujet, et il se traite très bien. BSC Sécurité, suppression de virus, faux supports techniques et nettoyage de navigateurs pollués.

Sources : documentation Microsoft sur l'environnement de récupération Windows (WinRE), le mécanisme d'annulation des mises à jour et le chiffrement BitLocker ; journaux d'événements Windows (BugCheck 1001 de WER-SystemErrorReporting, Kernel-Power 41, arrêt inattendu 6008, avertissements disk 51) ; rapport de batterie natif powercfg /batteryreport. Complété par les interventions BSC Informatique à l'atelier de Hyères, dont un dossier de référence du 24 août 2026 : portable grand public sous Windows 11, plainte client « écran bleu et console de réparation », diagnostic établi sans démontage (six arrêts brutaux, aucun BugCheck, batterie à 100 % de sa capacité d'origine pour 178 cycles, SSD NVMe sain, aucune violation d'intégrité système), machine rendue sans remplacement de pièce après finalisation complète des mises à jour et contrôle sur deux cycles de démarrage. Les manipulations décrites engagent la responsabilité de celui qui les réalise. BSC Informatique — EURL BSC INFORMATIQUE — 18 Avenue Olbius Riquier, 83400 Hyères — 04 94 27 65 95.


Dépannage informatique après une coupure de courant, à Hyères

Diagnostic sans démontage, finalisation des mises à jour interrompues, contrôle réel
du disque et de la batterie — particuliers et professionnels, toutes marques.

Tél. 04 94 27 65 95


04 94 27 65 95Envoyer une demande
Un ordinateur en panne ?
Diagnostic sous 24 à 48 h.
Réparateur labellisé QualiRépar.
04 94 27 65 95Envoyer une demande