Windows a proposé une mise à jour, vous l'avez acceptée comme toutes les autres. La machine a redémarré une ou deux fois, affiché une barre de progression sur fond noir avec le logo du constructeur, puis elle s'est arrêtée sur un écran que vous n'aviez jamais vu :
Boot Menu / Boot Device Options
Windows Boot Manager
SATA HDD : ST1000LM048
USB HDD
Network Boot
Ou, pire, un message sec :
No bootable device found,
Please select boot device,
Operating system not found,
Reboot and select proper boot device.
Aucun écran bleu, aucun message de Windows, juste une liste et un curseur qui attend. La conclusion vient toute seule —
« le disque est mort », « la mise à jour a effacé mon PC », « il faut tout réinstaller ».
Dans l'immense majorité des cas, c'est faux. Vos fichiers sont intacts, Windows est intact, le disque fonctionne. Le flash du BIOS a simplement effacé quelques réglages, dont un seul compte vraiment : celui qui dit à la machine sur quoi démarrer.
Il y a en revanche un piège. La solution trouvée en premier sur les forums —
désactiver Secure Boot — fait bien redémarrer le PC. Elle donne l'impression d'avoir réparé, alors qu'elle contourne le problème en laissant une protection éteinte, et parfois un écran BitLocker en embuscade au démarrage suivant. Voici la méthode propre, celle que nous appliquons à l'atelier de Hyères.
La solution rapide (si vous êtes pressé)
1. Dans la liste affichée, choisissez
Windows Boot Manager (flèches du clavier puis Entrée).
2. Si Windows démarre : ouvrez une invite de commandes en administrateur, tapez
manage-bde -status et, si la protection est
Activée, notez votre clé BitLocker
avant d'aller plus loin (chapitre 2).
3. Redémarrez dans le BIOS (touche selon la marque, chapitre 3), section
Boot : remontez
Windows Boot Manager en première position.
4.
F10 pour enregistrer, puis redémarrez
deux fois pour vérifier que le réglage tient.
5. Si vous aviez désactivé Secure Boot pour débloquer :
réactivez-le (chapitre 5).
Si
Windows Boot Manager n'apparaît nulle part, passez directement au chapitre 6. Si le PC ne s'allume plus du tout (pas de logo), ce n'est pas le bon article : lisez l'encadré du chapitre 7.
À retenir en trente secondes
| Ce que vous observez |
Ce que c'est |
Ce qu'il faut faire |
| Le PC s'arrête sur la liste des disques après une mise à jour du BIOS |
L'ordre de démarrage a été réinitialisé par le flash |
Remettre Windows Boot Manager en 1re position dans le BIOS |
| No bootable device found |
Le firmware ne trouve plus l'entrée de démarrage |
Même correctif ; si l'entrée a disparu, la recréer |
| « J'ai désactivé Secure Boot et ça marche » |
Un effet de bord, pas un correctif |
Rallumer Secure Boot après avoir corrigé l'ordre de démarrage |
| Écran bleu réclamant une clé à 48 chiffres |
BitLocker, réveillé par le changement au BIOS |
Remettre le réglage d'avant au BIOS ; retrouver la clé |
Écran bleu INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE |
Mode du contrôleur de disque (AHCI / RAID) modifié |
Remettre la valeur d'origine au BIOS |
| Le PC ne s'allume plus du tout, écran noir, pas de logo |
Flash interrompu → puce BIOS corrompue |
Réparation électronique (chapitre 7) |
📌 La phrase à retenir : un flash de BIOS remet les réglages du firmware à zéro, il ne touche jamais au contenu de votre disque. Tant que le disque apparaît dans la liste, il est vu, lu et en bonne santé — il manque juste l'instruction « démarre là-dessus ».
⚠️ Avertissement. Comme indiqué dans nos , BSC Informatique ne saurait être tenue responsable des conséquences de l'application de cet article. Les réglages décrits ici sont réversibles et ne détruisent aucune donnée, mais une machine chiffrée par BitLocker doit impérativement être traitée dans l'ordre indiqué au chapitre 2 : toucher au BIOS avant d'avoir la clé de récupération peut vous fermer l'accès à vos fichiers. En cas de doute, faites-vous accompagner — nous intervenons en atelier à Hyères.
1. Pourquoi le PC ne démarre plus après une mise à jour du BIOS
Une mise à jour de BIOS n'est pas une mise à jour de Windows
Le
BIOS (ou
UEFI, son nom moderne) est le petit programme gravé dans une puce de la carte mère. C'est lui qui s'exécute en premier quand vous appuyez sur le bouton d'alimentation, bien avant Windows : il réveille le processeur, la mémoire, les disques, puis passe la main au système d'exploitation.
Le mettre à jour — on dit
« flasher » — consiste à réécrire entièrement le contenu de cette puce. Et cette réécriture emporte avec elle la
petite mémoire de réglages qui vit à côté : ordre de démarrage, état de Secure Boot, mode du contrôleur de disque, heure système, virtualisation. Le constructeur essaie généralement de reporter ces réglages, mais l'opération échoue régulièrement — c'est un incident courant, pas un défaut de votre machine.
« Je n'ai jamais mis à jour mon BIOS »
C'est la phrase que nous entendons le plus souvent. Ces mises à jour arrivent désormais
par Windows Update lui-même, sous des noms peu parlants :
• « Lenovo - Firmware - 1.52.0.0 »
• « Dell Inc. - Firmware - 1.28.0 »
• « HP Inc. - Firmware »
• « Intel - System » ou « ASUSTeK - Firmware »
Pour le vérifier une fois Windows revenu :
Paramètres → Windows Update → Historique des mises à jour, rubrique
Mises à jour des pilotes. Une ligne « Firmware » datée du jour de la panne confirme le diagnostic.
Pourquoi la machine s'arrête sur la liste des disques
Dans une machine moderne (UEFI), le firmware ne cherche pas bêtement « un disque avec un système dessus ». Il conserve une
liste d'entrées de démarrage enregistrées, dont une nommée
Windows Boot Manager, qui pointe précisément vers le fichier de démarrage de Windows sur la petite partition système de votre disque.
Quand le flash remet cette liste à zéro — ou la réordonne — le firmware se retrouve sans consigne valide. Il ne plante pas : il fait exactement ce pour quoi il est prévu,
il vous demande de choisir. D'où cette liste de disques qui ressemble tellement à un écran de panne.
Conséquence immédiate et rassurante : si vous voyez votre disque interne listé, c'est que le contrôleur le voit, l'alimente et lit sa table de partitions. Un disque réellement mort n'apparaîtrait pas du tout, ou ferait « claquer » la machine pendant trente secondes avant de disparaître de la liste.
Le test gratuit qui vous rassure tout de suite
Avant toute manipulation, essayez ceci : dans cette liste,
sélectionnez la ligne Windows Boot Manager (au clavier, flèches + Entrée). Si elle existe et que Windows démarre, vous venez de prouver en dix secondes que :
• le disque est sain ;
• Windows est intact ;
• il ne reste plus qu'à
rendre ce choix permanent (chapitre 4), parce qu'au prochain redémarrage la machine reviendra vous poser la même question.
S'il n'y a
aucune ligne
Windows Boot Manager dans la liste, ce n'est pas grave non plus : l'entrée a été effacée et doit être recréée — voir le chapitre 6.
2. Avant de toucher au BIOS : vérifier BitLocker
C'est le chapitre à ne pas sauter. C'est aussi celui que la plupart des tutoriels trouvés en ligne omettent, et il est à l'origine de la quasi-totalité des vraies pertes de données sur ce type de panne.
BitLocker est le chiffrement intégré de Windows. Depuis Windows 11 — y compris en édition
Famille, sous le nom « Chiffrement de l'appareil » — il s'active
tout seul sur la plupart des machines récentes, sans jamais rien demander. La très grande majorité des propriétaires ignorent que leur disque est chiffré : rien ne le signale au quotidien.
Or BitLocker ne se contente pas d'un mot de passe. Il
scelle sa clé dans la puce TPM de la carte mère, en la liant à l'état exact du démarrage : version du firmware, état de Secure Boot, entrées de boot. Changez l'un de ces éléments — et
c'est précisément ce que fait une mise à jour du BIOS, puis chaque réglage que vous allez modifier — et le TPM refuse de libérer la clé. Windows affiche alors un écran bleu réclamant une
clé de récupération à 48 chiffres.
Sans cette clé, le disque est
définitivement illisible. Aucun laboratoire au monde ne casse le chiffrement de BitLocker, et c'est le but : c'est une vraie protection, pas un verrou symbolique.
Le bon ordre des opérations
1.
Si Windows démarre encore (via le test du chapitre précédent), profitez-en immédiatement. Ouvrez une
invite de commandes en administrateur et tapez :
manage-bde -status
•
Protection : Désactivée et chiffrement 0 % → vous êtes tranquille, passez à la suite.
•
Protection : Activée →
récupérez et notez la clé maintenant, sur papier ou sur une clé USB, avant de retourner dans le BIOS :
manage-bde -protectors -get C:
La clé est la longue suite de chiffres présentée sous « Mot de passe numérique ». Elle est aussi en principe enregistrée sur votre compte Microsoft (aka.ms/myrecoverykey). La procédure complète, y compris pour la retrouver depuis un téléphone, est détaillée ici : .
2.
Si l'écran BitLocker est déjà affiché, ne partez pas en chasse de la clé en premier : remettez d'abord au BIOS l'état d'avant (Secure Boot notamment). Dans la majorité des cas, le PC redémarre alors
sans rien demander. C'est expliqué en détail dans .
3.
Si vous devez enchaîner plusieurs manipulations au BIOS sur une machine chiffrée, suspendez temporairement la protection depuis Windows (elle se réarme seule au redémarrage suivant) :
manage-bde -protectors -disable C: -RebootCount 1
💡 À retenir pour la prochaine fois : la clé BitLocker se récupère avant une mise à jour de BIOS, pas après. C'est le seul geste de prévention réellement indispensable avant un flash.
3. Entrer dans le BIOS
Le BIOS s'ouvre en tapant une touche
en boucle dès l'appui sur le bouton d'alimentation, avant tout logo. Les principales :
| Marque |
Touche BIOS |
Menu de démarrage |
| Dell |
F2 |
F12 |
| HP |
F10 (parfois Échap d'abord) |
F9 |
| Lenovo ThinkPad |
F1 |
F12 (+ bouton Novo) |
| Lenovo IdeaPad |
F2 ou Fn+F2 |
F12 (+ bouton Novo) |
| Asus |
F2 (maintenue avant l'allumage) |
Échap ou F8 |
| Acer / Packard Bell |
F2 |
F12 |
| MSI |
Suppr ou F2 |
F11 |
| Cartes mères (fixes assemblés) |
Suppr |
F8 / F11 / F12 selon la marque |
| Microsoft Surface |
Volume Haut + bouton d'alimentation |
Volume Bas + alimentation |
Sur un clavier français,
Suppr correspond au Del des documentations anglaises.
Si la touche ne répond jamais et que Windows démarre encore : maintenez
Maj en cliquant sur
Redémarrer dans le menu Démarrer, puis
Dépannage → Options avancées → Changer les paramètres du firmware UEFI → Redémarrer. Vous arrivez directement dans le BIOS, sans course contre la montre.
Le détail marque par marque, avec les cas où la touche est ignorée (démarrage rapide, clavier USB non initialisé), est ici : .
4. Le vrai correctif : remettre Windows Boot Manager en tête
C'est la réparation, et elle tient en trois gestes.
1. Dans le BIOS, cherchez la section
Boot (parfois
Boot Configuration,
Boot Sequence,
Boot Priority,
Startup,
Priorité d'amorçage).
2. Repérez la ligne
Windows Boot Manager et
remontez-la en première position (touches
F5/
F6,
+/
-, ou glisser-déposer sur les BIOS graphiques récents).
3. Enregistrez et quittez :
F10 →
Save and Exit →
Oui.
Vérifiez au passage deux réglages que le flash a pu bousculer :
•
Boot Mode / Boot List Option = UEFI (pas
Legacy, pas
CSM) sur toute machine livrée avec Windows 10 ou 11.
•
Fast Boot : sans importance pour la panne, mais s'il est actif, il raccourcit la fenêtre d'accès au BIOS pour vos prochaines interventions.
La machine doit maintenant démarrer directement sur Windows, sans passer par la liste des disques.
Redémarrez une seconde fois pour confirmer que le réglage a bien été mémorisé : c'est ce deuxième démarrage qui prouve la réparation.
Où trouver le réglage selon la marque
| Marque |
Chemin habituel dans le BIOS |
| Lenovo (IdeaPad, ThinkPad, ThinkBook) |
Onglet Boot → Boot Priority Order ; F5/F6 pour déplacer |
| HP |
Advanced → Boot Options → UEFI Boot Order |
| Dell |
Boot Configuration (ou General → Boot Sequence) ; bouton Add Boot Option si l'entrée manque |
| Asus |
Touche F7 (mode avancé) → onglet Boot → Boot Option #1 |
| Acer |
Onglet Boot → Boot priority order ; F5/F6 |
| MSI / cartes mères |
Onglet Boot ou Settings → Boot → Boot Option #1 |
⚠️ Une machine à deux disques ? Certains BIOS (Dell notamment) ont deux listes distinctes : le Boot Sequence (les entrées UEFI) et le Hard Disk Drive Sequence (l'ordre des disques physiques). Après un flash, un disque de données sans système peut se retrouver en tête de la seconde liste et bloquer le démarrage alors que la première paraît correcte. Vérifiez les deux.
5. Le piège : « j'ai désactivé Secure Boot et ça a marché »
C'est
la réponse que l'on trouve sur les forums, et elle fonctionne — c'est bien tout le problème.
Pourquoi ça débloque
Secure Boot est le contrôle d'identité du démarrage : le firmware vérifie la signature numérique de chaque programme lancé avant Windows, et refuse tout ce qui n'est pas signé par une autorité reconnue. Le désactiver ne « répare » rien du tout. Mais l'opération force le firmware à
réévaluer et resélectionner une entrée de démarrage valide — et c'est cet effet de bord, pas la désactivation elle-même, qui fait repartir la machine.
Autrement dit : vous avez appuyé sur un interrupteur voisin, et la lumière s'est allumée. Le vrai interrupteur, c'est l'ordre de démarrage du chapitre 4.
Pourquoi il ne faut pas laisser Secure Boot désactivé
Quatre raisons très concrètes, et aucune n'est théorique :
1.
C'est la seule protection contre les « bootkits ». Un bootkit est un logiciel malveillant qui se charge
avant Windows, donc avant votre antivirus, qui n'a alors aucun moyen de le voir ni de le retirer. Secure Boot est précisément la barrière qui empêche ce scénario. Éteint, vous avez retiré la serrure de la porte d'entrée en gardant l'alarme à l'intérieur.
2.
Windows 11 exige Secure Boot. C'est l'un de ses prérequis officiels, au même titre que le TPM 2.0. Une machine avec Secure Boot désactivé peut se voir refuser une mise à niveau de version, et signale une « configuration non conforme » dans les Paramètres. Le détail des prérequis est ici : .
3.
BitLocker le surveille. Si votre disque a été chiffré alors que Secure Boot était actif, son état est mesuré et scellé dans le TPM. Le laisser éteint, c'est vivre avec un écran de récupération à 48 chiffres qui peut apparaître au premier changement suivant — mise à jour, remplacement de batterie, nouvelle intervention.
4.
On oublie. Un réglage désactivé « le temps de dépanner » n'est jamais réactivé. En atelier, nous voyons régulièrement des machines dont Secure Boot est éteint depuis des années, à la suite d'un dépannage dont plus personne ne se souvient.
Comment le rallumer proprement
Une fois l'ordre de démarrage corrigé et Windows démarré normalement :
1. Retournez dans le BIOS → section
Security ou
Boot →
Secure Boot = Enabled.
2. Si l'option est
grisée : désactivez d'abord
CSM / Legacy Support (les deux sont incompatibles), puis réessayez.
3. Si Secure Boot affiche toujours
Disabled alors que vous l'avez mis sur
Enabled, c'est que le flash a
vidé les clés de sécurité de la carte mère (« mode Setup »). Cherchez l'option
Restore Factory Keys ou
Install default Secure Boot keys dans le même menu, validez, puis réactivez Secure Boot.
4.
F10 →
Save and Exit.
Faites cette manipulation avec la machine devant vous, jamais pilotée uniquement à distance : si le démarrage rebloque, il faut pouvoir retourner au BIOS avec le clavier.
Vérifier depuis Windows, en dix secondes
Méthode simple, sans commande :
Windows + R → tapez
msinfo32 → dans
Résumé système, la ligne
« État du démarrage sécurisé » doit afficher
Activé.
Méthode technique, dans
PowerShell en administrateur :
Confirm-SecureBootUEFI
•
True → Secure Boot est bien actif, la machine est en ordre.
•
False → il est encore désactivé, retournez au BIOS.
Et pour savoir si les clés d'usine ont survécu au flash (utile si le rallumage échoue) :
(Get-SecureBootUEFI -Name SetupMode).Bytes[0]
0 signifie
User Mode : les clés sont en place, il suffit d'actionner l'interrupteur.
1 signifie que les clés ont été effacées → passez par
Restore Factory Keys avant toute chose.
6. Si Windows Boot Manager n'apparaît nulle part (No bootable device)
Il arrive que le flash n'ait pas seulement réordonné la liste, mais
effacé l'entrée elle-même. Le symptôme est alors plus radical :
No bootable device found, ou un
Boot Sequence vide.
Là encore, rien n'est perdu : l'entrée de démarrage est une simple variable de quelques octets dans la mémoire de la carte mère, et elle se reconstruit sans toucher aux données. Deux voies :
•
Depuis le BIOS, sur les machines qui le proposent (Dell :
Boot Configuration → Add Boot Option), en pointant le fichier
\EFI\Microsoft\Boot\bootmgfw.efi de la partition système.
•
Depuis une clé d'installation de Windows, en mode
Réparer l'ordinateur → Invite de commandes, avec la commande
bcdboot, qui recrée d'un coup les fichiers de démarrage et l'entrée dans le firmware.
La procédure complète, avec les champs à remplir et les trois pièges classiques, fait l'objet d'un article dédié : .
Deux autres réglages remis à zéro qui bloquent le démarrage
•
Le mode du contrôleur de disque (
SATA Operation : AHCI / RAID / Intel RST / VMD). Si le flash l'a basculé, le symptôme n'est pas la liste des disques mais un
écran bleu INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE, ou un disque qui n'apparaît carrément plus dans le BIOS. Le correctif consiste à
remettre la valeur d'origine, pas à réinstaller Windows.
•
Le mode Legacy/CSM sur une machine ancienne. Si Windows y avait été installé en mode Legacy et que le flash a remis le firmware en UEFI, le disque n'est plus amorçable tant qu'on n'a pas rétabli le mode d'origine.
Si vous tombez dans une
boucle de « Préparation de la réparation automatique » après avoir corrigé l'ordre de démarrage, c'est un autre problème qui prend le relais : .
7. Ce qu'il ne faut surtout pas faire
Ne réinstallez pas Windows. C'est la réaction n° 1, et c'est une perte de données garantie pour un problème qui se règle en deux minutes de réglages. Rien, dans ce symptôme, ne justifie une réinstallation.
N'achetez pas de disque neuf sur ce seul symptôme. « Le PC ne trouve plus le disque » n'est pas un diagnostic de disque mort. Vérifiez d'abord son état de santé (état
SMART) depuis Windows, une fois la machine redémarrée.
Ne formatez rien, ne lancez pas d'outil de partitionnement. Tant que la panne n'est pas identifiée, chaque écriture sur le disque réduit vos options.
Ne relancez pas le flash « pour voir ». Reflasher un BIOS ne restaure pas les réglages perdus, et un flash interrompu — batterie vide, coupure de courant — transforme un incident bénin en carte mère à reprogrammer.
Ne laissez pas Secure Boot désactivé parce que « au moins, ça marche ». Voir le chapitre 5.
⛔ Écran noir, plus de logo : ce n'est pas la même panne. Si le PC ne s'allume plus du tout après la mise à jour, n'affiche même pas le logo du constructeur, ou si les ventilateurs tournent devant un écran noir permanent, le flash a probablement été interrompu et la puce du BIOS est corrompue. Certains HP proposent une récupération intégrée (touches Windows + B maintenues à l'allumage, sur secteur) qui mérite un essai. Au-delà, la remise en route passe par une reprogrammation de la puce sur la carte mère — c'est le métier de , qui répare les cartes mères de PC portables et de Chromebooks.
Si le disque, lui, fait des bruits anormaux — cliquetis répétés, ronronnement irrégulier — ou si Windows démarre mais que des fichiers sont devenus illisibles, arrêtez la machine : le flash n'est probablement qu'une coïncidence, et c'est le disque qui lâche. Dans ce cas, ne tentez aucune réparation logicielle et adressez-vous à , laboratoire de récupération de données sur disques durs, SSD, cartes mémoire, clés USB et systèmes RAID.
8. Éviter que ça recommence : cinq minutes avant le prochain flash
Les mises à jour de BIOS sont utiles — elles corrigent des failles de sécurité, améliorent la compatibilité mémoire, la gestion des ventilateurs, l'autonomie. Il ne s'agit pas de les refuser, mais de les préparer :
1.
Récupérez la clé BitLocker et mettez-la à l'abri, hors du PC (papier ou clé USB). C'est le point n° 1, et de loin le plus important.
2.
Photographiez vos écrans de BIOS avec votre téléphone avant de flasher : ordre de démarrage, onglet Security, mode SATA. Vous restaurerez en trente secondes ce que le flash aura oublié.
3.
Branchez l'alimentation secteur et ne coupez rien pendant l'opération, même si l'écran semble figé plusieurs minutes.
4.
Fermez tout et acceptez les redémarrages : un flash s'applique souvent en deux ou trois redémarrages successifs, dont un très long. Un PC portable qui reste dix minutes sur le logo du constructeur pendant un flash n'est pas planté.
5.
Après le flash, repassez en revue le BIOS : ordre de démarrage, Secure Boot, mode SATA, virtualisation (elle casse les machines virtuelles et WSL si elle est désactivée), et
l'heure système — une date fausse provoque des erreurs de certificats sur les sites en HTTPS et fait échouer Windows Update.
📌 Pourquoi autant de mises à jour de BIOS en 2026 ? Les certificats Secure Boot installés en usine sur la plupart des PC datent de 2011 et arrivent à expiration cette année. Beaucoup de mises à jour de firmware proposées en ce moment servent précisément à installer les nouveaux certificats. Si vous ne faites rien, le PC continue de démarrer, mais son démarrage ne recevra plus les futures protections. Raison de plus pour appliquer ces mises à jour, et pour les appliquer préparées.
Questions fréquentes
Une mise à jour du BIOS peut-elle effacer mes fichiers ?
Non. Le flash réécrit la puce de la carte mère, pas le disque. Vos documents, photos et logiciels ne sont pas touchés. Le seul vrai risque pour les données vient de
BitLocker si la clé de récupération est perdue, d'où le chapitre 2.
Mon PC Lenovo reste sur le Boot Menu après une mise à jour « Firmware » de Windows Update : que faire ?
C'est le cas le plus fréquent que nous voyons. Choisissez
Windows Boot Manager dans le menu pour démarrer, vérifiez BitLocker, puis dans le BIOS (
F2, ou
F1 sur ThinkPad, ou le bouton
Novo) remontez
Windows Boot Manager en tête de l'onglet
Boot avec
F5/
F6 et enregistrez avec
F10.
Le PC démarre si je choisis Windows Boot Manager, mais redemande à chaque allumage : pourquoi ?
Le choix fait dans le menu de démarrage ne vaut que pour un démarrage. Pour le rendre permanent, il faut modifier l'
ordre de démarrage dans le BIOS (chapitre 4) et enregistrer avec F10. Si le réglage ne tient pas malgré tout, la
pile de la carte mère (pile CMOS) est peut-être à plat : elle se remplace pour quelques euros.
Est-ce que je peux revenir à l'ancienne version du BIOS ?
Parfois (Dell et HP l'autorisent sur beaucoup de modèles), mais ce n'est
pas la solution : le problème vient des réglages effacés, pas de la nouvelle version. Revenir en arrière ferait perdre les correctifs de sécurité et exposerait à un nouveau flash, donc à un nouveau risque. Corrigez l'ordre de démarrage.
Désactiver Secure Boot est-il dangereux ?
Le désactiver quelques minutes pour dépanner ne casse rien,
à condition d'avoir la clé BitLocker. Le
laisser désactivé est en revanche une erreur : protection contre les bootkits perdue, Windows 11 non conforme, écran BitLocker possible au changement suivant.
Écran noir après la mise à jour du BIOS, le PC ne s'allume plus : que faire ?
Branchez le chargeur, maintenez le bouton d'alimentation 30 secondes, puis retentez. Si rien ne s'affiche toujours, la puce du BIOS est probablement corrompue par un flash interrompu : c'est une réparation de carte mère, qui relève de .
Combien de temps dure la réparation en atelier ?
Quand il s'agit uniquement de l'ordre de démarrage, la remise en route prend quelques minutes. Nous ajoutons systématiquement la vérification de BitLocker, la réactivation de Secure Boot et un contrôle de l'état du disque, pour rendre une machine saine et pas seulement « qui redémarre ».
En résumé : l'ordre des opérations
1.
Sélectionner Windows Boot Manager dans la liste affichée → si Windows démarre, tout est sain, le reste n'est que du réglage.
2.
Vérifier BitLocker (
manage-bde -status) et mettre la clé à l'abri
avant de retourner au BIOS.
3.
Dans le BIOS : remonter
Windows Boot Manager en 1
re position, Boot Mode sur
UEFI,
F10 pour enregistrer.
4.
Redémarrer deux fois pour confirmer que le réglage tient.
5.
Réactiver Secure Boot (après
Restore Factory Keys si nécessaire) et vérifier avec
msinfo32 ou
Confirm-SecureBootUEFI.
6.
Si l'entrée a totalement disparu : la recréer (
Add Boot Option ou
bcdboot).
7.
Contrôler l'état de santé du disque une fois Windows revenu — pour être certain que le flash n'a pas simplement révélé un problème antérieur.
Vous préférez que quelqu'un s'en occupe ?
Cette panne fait partie de celles qui inquiètent beaucoup et se réparent vite — à condition de ne pas se tromper d'étape, et surtout de traiter BitLocker
avant de toucher au BIOS. C'est un diagnostic que nous faisons chaque semaine.
•
Remise en route d'un PC qui ne démarre plus après une mise à jour de BIOS, vérification BitLocker, réactivation propre de Secure Boot, contrôle de l'état du disque :
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•
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Le PC ne s'allume plus du tout depuis la mise à jour (écran noir, aucun logo, pas de POST) : la puce du BIOS est probablement à reprogrammer → , réparation de cartes mères de PC portables et Chromebooks.
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Vos données sont inaccessibles — disque bruyant, écran BitLocker sans clé, fichiers disparus : n'insistez pas et ne réinstallez rien par-dessus → , laboratoire de récupération de données.
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Il vous faut un ordinateur pendant l'intervention : loue des PC fixes et portables, en courte comme en longue durée.
Les manipulations décrites (modification de l'ordre de démarrage, activation/désactivation de Secure Boot, suspension de BitLocker, recréation d'une entrée UEFI) sont réversibles et ne détruisent aucune donnée, mais elles modifient l'état de démarrage mesuré par le TPM : sur une machine chiffrée, la clé de récupération BitLocker doit être en votre possession AVANT toute intervention au BIOS. En cas de doute, faites-vous accompagner. BSC Informatique — EURL BSC INFORMATIQUE — 18 Avenue Olbius Riquier, 83400 Hyères — 04 94 27 65 95.